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Depuis sa création, l'OFIT propose une formation en quatre ans d'informaticien ou d'informaticienne débouchant sur un Certificat fédéral de capacité (CFC). Les apprentis et apprenties de l'OFIT ont la possibilité de se spécialiser dans les domaines «technique du système», «développement d'applications» et, depuis 2008, «soutien». Alors que nous ne formions au départ que deux apprentis ou apprenties par année, ce sont aujourd'hui quelque 15 personnes qui commencent chaque année leur formation au sein de l'OFIT.
La formation professionnelle occupe une place importante et contribue à la culture et au succès de l'entreprise. C'est pourquoi les anciens apprentis et anciennes apprenties sont très apprécié(e)s et sont, dans la mesure du possible, engagés au sein de l'OFIT à la fin de leur formation. Mais que pensent réellement les apprentis et apprenties de leur formation? Dans l'édition du jubilé, nous leur laissons la parole afin qu'ils/elles puissent nous faire part de leurs expériences.
Depuis petit déjà, j'ai toujours aimé travailler sur des ordinateurs. C'est pourquoi j'ai très vite su que mon futur métier devrait être lié à l'environnement informatique. Après avoir effectué un stage d'essai au sein de l'OFIT, j'ai su que c'était ici que je voulais effectuer mon apprentissage. Nos maîtres d'apprentissages ne sont pas des personnes autoritaires. Au contraire, ils nous aident en cas de problèmes. Les candidatures aux postes pratiques sont particulièrement captivantes. Et le local du serveur est impressionnant.
Nicole Blaser, à l'OFIT depuis 2006:
J'ai grandi avec les ordinateurs et ai choisi de devenir informaticienne grâce à mon père, qui est également informaticien. Mon attention a été attirée sur l'OFIT à l'occasion des journées portes ouvertes pour les filles. Dès ce jour, il a été clair pour moi que je voulais effectuer mon apprentissage ici. Je me souviens comme d'hier du jour où on m'a appelée pour me dire que j'avais obtenu une place d'apprentissage à l'OFIT. Bien qu'il y ait actuellement beaucoup d'autres professions qui me plairaient, je choisirais de nouveau l'OFIT sans hésitation.
Anna Veraguth, à l'OFIT depuis 2008:
Je m'intéresse aux ordinateurs, en particulier à la programmation, depuis mes 16 ans. J'avais le choix entre l'OFIT et une autre entreprise formatrice, et je me suis décidée pour l'OFIT. Je ne peux pas encore dire grand-chose sur l'encadrement au sein de l'OFIT, étant donné que je suis encore au centre de formation professionnelle. En tout cas, au niveau de la formation de base, nous sommes très bien encadrés.
Dominique Gilgen, à l'OFIT depuis 2007:
Ma mère est aussi informaticienne. Très tôt, elle a éveillé mon intérêt et ma curiosité pour ce sujet. Les journées portes ouvertes au sein de l'OFIT m'ont beaucoup plu, c'est pourquoi j'ai également postulé ici. A l'OFIT, nous sommes encadrés par des formateurs et par un coach. Ils veillent toujours à ce que j'aie quelque chose à faire et que je sois occupée de manière optimale.
Contact à l'OFIT: Rudolf Wittwer, Responsable Formation professionnelle Tél.:031 323 25 87
Texte: Irit Rubenov
Photos: Stefan Flükiger
Les risques courus sur Internet ont fortement évolué. L'époque des «script kiddies», enthousiastes de la technologie qui voulaient se prouver quelque chose par leurs attaques contre des sites web, est bien révolue. Les cybercriminels d'aujourd'hui sont des professionnels de leur domaine, qui appliquent une répartition systématique du travail.
Sur Internet, la plus grande énergie criminelle n'est depuis longtemps plus déployée par des hackers isolés, mais par une véritable industrie organisée du cybercrime, pratiquant la répartition du travail. Un prestataire y exploite un réseau de bots, que l'on peut louer à la journée, un autre commercialise des données volées de cartes de crédit, un troisième programme sur commande des maliciels taillés sur mesure et un autre encore est spécialisé dans l'hébergement de sites de hameçonnage (phishing), qui servent justement à voler des données de cartes de crédit ainsi que des codes d'accès. Ils agissent le plus souvent pour de l'argent: dans cette industrie occulte, les données volées d'une carte de crédit coûte entre 6 cents et 30 dollars, les adresses e-mail se négocient au mégaoctet (33 cents à 100 dollars), les données d'un compte bancaire peuvent être achetées à partir de 10 dollars, on peut commander à un spécialiste, pour 5000 dollars environ, un cheval de Troie adapté à ses propres besoins. Les bandits Internet potentiels qui ne peuvent pas se le permettre se voient proposer sur le Web, pour quelques centaines de dollars, des «modules maliciels» qu'ils peuvent combiner à leur guise. Selon les estimations, la cybercriminalité organisée réalise annuellement plusieurs milliards de dollars de chiffre d'affaires avec de telles «prestations».
Le cross site scripting (XSS) est une méthode très fréquente de manipulation de sites dignes de confiance. L'administration fédérale, entre autres, a dû faire face en 2007 à une attaque XSS complexe, qui avait introduit, à travers la faille d'un script, un site Internet manipulé contenant un maliciel avec fonction de keylogger (voir «Eisbrecher» n° 30); la méthode XSS permet également d'exécuter des attaques de hameçonnage.
Pour une telle infection «en passant», la simple visite d'un site Internet malveillant suffit pour qu'un cheval de Troie se niche dans le disque dur de l'utilisateur. Pour cela, les bandits de l'Internet piratent des serveurs et y installent un «redirect» invisible pour l'internaute (déviation vers un autre site Web, p. ex. sous forme d'une iFrame) vers un site de distribution de maliciels. Les téléchargements en passant ont connu une croissance exponentielle ces dernières années, car il s'agit d'un type d'infection difficile à détecter. Les clés USB et les disques durs externes jouent aussi un rôle important aujourd'hui dans la diffusion de maliciels. Selon la société Symantec de sécurité informatique, la majorité des nuisibles informatiques sont déjà diffusés par le biais de ces supports si appréciés aujourd'hui.
Malfaiteurs interconnectés mondialement
Les cybercriminels utilisent volontiers le ciblage géographique (geotargeting) quand ils s'attaquent aux utilisateurs de pays ou régions linguistiques déterminés. Ils peuvent ainsi faire afficher des contenus en français si l'adresse IP de l'utilisateur correspond à une région parlant cette langue. On remarque aujourd'hui que les sites Internet concernés, mais aussi les courriels, se font de moins en moins remarquer par des textes mal traduits.
Mais les cybercriminels ne se contentent pas d'améliorer leur professionnalisme et s'équipent également sur le plan technologique, développant ainsi des maliciels toujours plus complexes et difficiles à identifier, qui s'intègrent beaucoup plus profondément dans les services Internet et fonctionnent beaucoup plus fortement en réseau. Simultanément, le volume de ces maliciels pose un grand problème depuis quelque temps. Ainsi, les sociétés de sécurité informatique ont enregistré en 2008 une augmentation du nombre de tous les maliciels (virus, vers, chevaux de Troie, etc.) de 265 % par rapport à l'année précédente. Actuellement, près de 136'000 nouveaux nuisibles informatiques sont détectés tous les mois.
Les cybercriminels disposent aujourd'hui d'un réseau décentralisé dans divers pays, qui changent souvent, ce qui complique la poursuite par les autorités. Récemment, des indices concrets semblent révéler que des Etats, ou des services secrets, se servent des outils de la cybercriminalité sur un fond politique. A côté des intentions commerciales, le transfert de savoir-faire (espionnage économique) et le sabotage jouent donc aussi un rôle.
Informations supplémentaires
Sécurité informatique (en allemand)
| Qu'est-ce qu'un réseau de bots Par réseau de bots, on entend un réseau de plusieurs ordinateurs infectés, qui peuvent être télécommandés à partir d'un «serveur maître». Chaque PC de ce réseau est appelé bot (abréviation pour «robot») ou «PC zombie». Son propriétaire ignore le plus souvent totalement que son PC n'est plus sous son seul contrôle. Les réseaux de bots sont loués par leurs exploitants criminels à partir de 10 cents par bot et par jour. |
De nouveaux dangers nous guettent sans cesse sur Internet (lire l'article du n° 34 de l'«Eisbrecher» [Link]). Quelle est la réaction de l'OFIT? Interview de Stefan Neuenschwander, Sécurité informatique et gestion des risques à l'OFIT.
«Eisbrecher»: Comment réagit l'OFIT envers les nouvelles menaces de l'Internet
(p. ex. l'infection «en passant»)?
Stefan Neuenschwander: Je tiens d'abord à préciser que l'OFIT ne peut pas lutter de manière adéquate, par des moyens techniques, contre toutes les menaces. En effet, le développement des technologies d'attaque est parfois plus rapide que celui des dispositifs de défense. C'est pourquoi tous les utilisateurs et utilisatrices de moyens informatiques devraient être conscients que leur attention et leur comportement prudent constituent des éléments de défense extraordinairement importants. L'OFIT a réagi aux nouvelles menaces en créant son équipe CSIRT (Computer Security Incident Response Team), qui a les principales tâches suivantes:
Actuellement, le CSIRT se concentre essentiellement sur les incidents isolés, p. ex. en réinstallant un ou plusieurs ordinateurs qui ont été infectés. En outre, le CSIRT travaille à compléter ses préparations qui lui permettront de réagir à des problèmes plus importants, en collaboration avec la Gestion des services de l'OFIT et ses partenaires au sein de l'administration fédérale, tels que le chargé de la sécurité informatique, MELANI [lien: http://www.melani.admin.ch], milCERT et autres fournisseurs de prestations de l'administration fédérale.
A côté des activités du CSIRT, nous prévoyons d'augmenter la sécurité des Clients (terminaux) par différentes mesures. Une telle augmentation s'impose notamment suite à l'introduction du programme de renouvellement du système de bureautique de la Confédération. De plus en plus souvent, des dispositions de sécurité prises sur le terminal de l'utilisateur constituent la dernière ou la seule mesure de protection contre les attaques, car l'utilisateur se trouve dans un réseau tiers (WLAN) ou parce que les hackers intègrent leur code nuisible directement dans des documents ou des sites Internet. Ces mesures d'amélioration nécessitent toutefois des accords, car elles ont parfois des conséquences financières ou une influence sur la convivialité. Nous devons analyser régulièrement l'efficacité de ces mesures de protection et les réajuster, car les pirates informatiques peuvent très rapidement s'y adapter.
Qu'entreprenez-vous pour la protection des applications Web?
L'OFIT veut protéger particulièrement certains sites Web de ses clients en installant un pare-feu pour application Web (Web Application Firewall), après une phase de test qui est maintenant terminée. L'OFIT va prochainement évaluer les besoins dans ce sens, en collaboration avec les clients concernés. Comme ils entraînent toujours des charges supplémentaires (p. ex. de gestion de ces sites Web), qui concernent aussi le client, ces mécanismes de protection nécessitent son accord et son soutien. De par la nature des choses, l'application de prescription assurant une programmation plus sûre des applications Web (par exemple le guide OWASP [lien: http://www.owasp.org/]) constitue la principale base pour atteindre d'emblée un haut degré de protection.
Qu'entreprend l'OFIT pour protéger les systèmes et les applications?
Selon la directive sur la sécurité informatique dans l'administration fédérale, ce que l'on appelle les «vulnerability assessments [lien: http://intranet.bit.admin.ch/angebote/01110/01524] (donc les contrôle des points faibles) sont obligatoires à partir du 1.1.2010 pour les systèmes, les bases de données et les applications (Web). L'OFIT est d'ores et déjà en train d'intégrer ces contrôles dans ses processus de développement et d'exploitation. La base de chaque contrôle de point faible réside dans la fortification du système et des bases de données et dans le développement sûr des applications, de manière qu'un assaillant puisse trouver aussi peu de points d'attaque que possible. Dans ce contexte, les scanners de points faibles fonctionnent comme instruments d'assurance de la qualité pour ce travail de fortification. Il est important ici que le respect des normes de sécurité telles qu'OWASP soit exigé par contrat et soit réellement appliqué lors du développement des applications.
Comment les collaborateurs peuvent-ils contribuer, dans leur travail quotidien, à éviter les dommages à l'infrastructure informatique de la Confédération?
Un comportement adéquat, prudent, lors du traitement des e-mails et de la navigation sur Internet, c'est-à-dire une saine portion de méfiance, permet d'éviter de nombreux dégâts. Comme on le sait, la sécurité absolue n'existe pas. Une bonne culture de la sécurité se caractérise toutefois par le fait que de nombreux collaborateurs connaissent les risques et s'efforcent d'appliquer de leur propre initiative les mesures qui s'imposent et d'aller même parfois un petit peu plus loin. Sur demande, nous sommes volontiers disposés à contribuer, par un exposé et/ou la démonstration en direct d'une attaque possible, à développer cette culture de la sécurité dans l'administration fédérale.
Quels cours sont-ils donc demandés aujourd'hui?
Nous constatons une forte croissance dans les domaines de l'informatique économique et de la gestion informatique, de la sécurité informatique ainsi que des certifications, notamment pour la méthode HERMES de conduite de projet et pour les recommandations de meilleures pratiques ITIL. Les cours sur les programmes de dessin et de traitement de l'image restent constamment bien fréquentés. Dans le domaine de l'Internet, les cours de conception Web ont été, comme je l'ai déjà dit, presque entièrement remplacés par les formations CMS.
Et concernant les applications de bureautique?
Presque tous les collaborateurs utilisant quotidiennement Word, Excel, etc., les cours sur les applications de bureautique étaient d'emblée les plus populaires. Mais dans ce domaine aussi, nous organisons aujourd'hui nettement moins de cours de base qu'il y a 10 ans. Actuellement, les participants souhaitent des cours plus modulaires et de types plus divers. Non seulement l'offre de formation, mais aussi la méthodologie et la didactique se sont transformées au fil des années; citons notamment le blended learning, c'est-à-dire la combinaison de l'e-learning et de l'enseignement en présence.
Qu'offre IT-Education dans le domaine de l'e-learning?
Nous avons lancé en 2003 la plate-forme d'apprentissage OLÀ, ce qui constitue pour nous le pas le plus important franchi depuis 1999 dans le domaine de la méthodologie et de la didactique. OLÀ permet aux participants d'apprendre indépendamment de l'endroit et du temps, d'approfondir leurs connaissances ainsi que d'en contrôler l'acquisition. En 2001 déjà, nous proposions des e-tests simples, par lesquels les participants pouvaient vérifier leurs connaissances préalables avant un cours. En même temps qu'OLÀ, nous avons lancé l'«Office Academy», qui permet l'e-learning assisté par tuteur après le cours en classe. Nous proposons également des cours basés uniquement sur l'e-learning, tels que ceux que nous avons organisés via la plate-forme d'apprentissage OLÀ pour l'administration des douanes.
L'e-learning n'a toutefois pas déclenché une véritable «révolution de l'enseignement».
C'est juste. L'e-learning s'est fait sa place aujourd'hui comme complément aux méthodes d'enseignement bien connues. Comme d'autres prestataires, nous constatons que la plupart des participants préfèrent l'enseignement classique et les différentes formes du blended learning à l'e-learning pur.
La certification eduQua a constitué un jalon important pour IT-Education.
EduQua, le certificat suisse de qualité pour les établissements de formation continue, atteste depuis 2006 notre valeur de prestataire de formation conscient de la qualité. Grâce à eduQua, nous avons pu éclairer nos processus et les améliorer. La certification eduQua devant être confirmée régulièrement, elle nous aide à maintenir nos standards élevés et à rester dans le coup.
Est-ce que les participants viennent maintenant aux cours avec d'autres attentes?
Effectivement. Ils comparent directement nos cours avec l'offre d'organisateurs privés. Nos clients s'attendent à trouver chez nous au moins les mêmes standards et la même qualité de service. Les nombres de participants et les évaluations de cours attestent toutefois la compétitivité de l'OFIT. Nous n'avons jamais obtenu une note en dessous de 5, sur une échelle de 1 à 6, dans le sondage annuel sur la satisfaction de la clientèle. Nous avons même obtenu une moyenne de 5,4, sur les cinq dernières années, dans les évaluations individuelles de cours par les participants.
Votre équipe peut avoir besoin d'encouragements: elle fonctionne à plein régime en 2009.
Cela est dû au passage au poste de travail standard de la Confédération (BA Bund) avec Vista et Office 2007. Au total, IT-Education formera près de 17 000 personnes cette année - plus du double que l'année précédente! - dont 10 000 uniquement dans le cadre de ce projet. Cela continuera dans le même style jusqu'en 2011. D'une manière générale, nous avons connu ces dernières années une évolution claire des cours standard aux cours de ce genre, relatifs à des projets, que nous organisons le plus souvent dans le contexte d'une migration vers de nouveaux systèmes d'exploitation et versions de logiciel.
17 000 participants: comment maîtriser cet afflux?
Par une augmentation permanente de notre efficacité au fil des années. Notons que cette augmentation est due en grande partie à l'assistance par des moyens informatiques: ainsi, au début 2007, nous avons introduit l'inscription en ligne aux cours; depuis 2006, les évaluations de cours se font par voie électronique et sont analysées de manière automatisée; nous avons également automatisé la correspondance relative aux cours et même créé une plate-forme en ligne pour les chargés de cours. Nous sommes aussi plus efficaces aujourd'hui dans la gestion des locaux de formation, dont nous nous occupons maintenant aussi pour d'autres prestataires de l'administration fédérale. Au total, nous gérons en ce moment 19 salles de cours équipées de PC.
Qu'en sera-t-il de la formation informatique dans 10 ans?
Les gens deviennent de plus en plus «digitally literate», c'est-à-dire qu'ils gèrent l'informatique et le multimédia de manière tout à fait autonome. Les appareils tels que les smartphones permettent d'ores et déjà l'apprentissage mobile, par exemple via podcasts. De tels moyens auxiliaires sont devenus tout naturels et permettent peut-être une transmission plus individuelle du savoir. L'enseignement en présence existera toutefois aussi dans 10 ans, car l'échange personnel, l'association des connaissances acquises avec des personnes et des expériences concrètes est importante. Mais permettons-nous ces prévisions futuristes: dans 10 ans, nous verrons peut-être des coachs en ligne, qui auront directement accès aux PC des apprenants. Ou encore plus loin dans l'avenir, l'instructeur holographique! Quelle que soit l'évolution, nous nous réjouissons de relever ce défi.
| Service IT-Education de l'OFIT Le service de la formation de l'OFIT est le plus grand prestataire de perfectionnement en informatique de l'administration fédérale. Font partie de l'offre d'IT-Education des cours sur la technique de travail, les applications de bureautique, la communication de données, le graphisme et la conception, Internet, la sécurité informatique, la programmation, SAP, la gestion des serveurs et des systèmes ainsi que l'informatique économique et la gestion informatique. En outre, différentes certifications sont organisées. |
| Les cours les plus populaires | |
| 1999 | 2000 |
| 1. Cours d'introduction à Internet 2. Excel 97 (bases) 3. PowerPoint 97 (bases) | 1. Vista / Office 2007 2. Introduction à HERMES 3. Excel 2003/2002 (bases) |
| Statistiques IT-Education de l'OFIT | |
| De 1999 à fin 2008 | Total |
| Nombre de cours | 8 881 |
| Nombre de jours de cours | 12 746 |
| Nombre de participants | 78 332 |
| Nombre de participants-jours | 110 966 |
A quoi dois-je faire attention quand je lance un projet informatique? Existe-t-il des prescriptions, des directives ou des recommandations qui peuvent m'aider? L'Architecture Board (AB) de l'OFIT a réuni les réponses à ces questions et les a publiées au début avril sur son «portail des prescriptions» de la plate-forme destinée à ses clients. Elle les a complétées par un glossaire facilitant la communication.
L'informatique fédérale comprend de nombreux acteurs, qui s'efforcent tous de définir des processus clairs ou d'édicter des règles dans leur domaine de compétence. Au fil des années, un grand nombre de directives, de normes et de prescriptions stratégiques se sont développées, qui doivent être respectées par les collaborateurs de l'OFIT et par ses clients. Ces documents règlent tant les aspects administratifs que les points portant uniquement sur l'informatique. Suivant le groupe cible et le document, ils peuvent se différencier fortement quant à leur désignation et à leur aspect contraignant. C'est pourquoi il n'est pas simple de garder la vue d'ensemble sur ces directives, règlements, architectures, recommandations, instructions de service, visions, stratégies, normes et guides. Dans ce contexte, la direction de l'OFIT a donné mandat en 2008 à l'Architecture Board (AB) de rassembler les prescriptions informatiques à respecter et de les présenter sur un portail.
Le nouveau portail des prescriptions s'adresse aux collaborateurs de l'administration fédérale auxquels sont confiés des projets informatiques. Ainsi, tant les mandants et les chefs de projet que les responsables de la sécurité, de l'exploitation ou du développement trouvent rapidement les informations importantes pour leur projet. En cas d'appel d'offres, ce portail est d'une grande assistance pour la prise en compte des prescriptions informatiques. On peut ainsi garantir à l'avance que les systèmes et les solutions informatiques projetés pourront être exploités sans problème par l'OFIT.
Parler un langage commun
En plus de prescriptions uniformes, un langage commun est aussi très important pour que les projets puissent être exécutés avec le plus d'efficacité possible et aboutir au succès. C'est pourquoi le portail des prescriptions a été complété par un glossaire des termes de l'informatique. Que signifient par exemple exactement «chorégraphie», «bus de service d'entreprise» ou «taux d'abandon»? Ces termes n'ont rien à voir avec la danse, les excursions d'entreprise ou le nombre de partenaires s'étant quittés...
Le nouveau glossaire de l'OFIT offre une définition normalisée de ces termes et de nombreuses autres notions de l'univers informatique. Jetons-y un coup d'œil pour lire par exemple que le taux d'abandon est le nombre des appels téléphoniques que l'utilisateur interrompt avant que le support de premier niveau y ait répondu. Ce glossaire est complété en permanence par l'AB de l'OFIT. Si vous avez des propositions de nouveaux termes, vous pouvez les adresser à tout moment à: vorgabenportal@bit.admin.ch.
InfoSM, le nouvel annuaire électronique des épizooties, est en service depuis le début de l'année. L'OFIT en a coordonné le développement pour l'OFV et assure l'exploitation de cette application importante pour la santé des animaux.
La santé est le bien le plus précieux, aussi pour la vache dans le pré, le renard dans la forêt ou la perruche dans la chambre des enfants. Si une épizootie se déclare, telle que l'encéphalite spongieuse bovine, la rage ou la grippe aviaire*, l'insécurité croît rapidement dans la population. C'est pourquoi l'Office fédéral vétérinaire (OFV) se soucie de contrôler les maladies menaçant les animaux et de lutter contre elles quand elles sont transmissibles à l'homme ou peuvent avoir de graves conséquences économiques, son objectif principal étant la conservation et la promotion de la santé des animaux.
Les mesures préventives, telles qu'un contrôle sans faille des mouvements d'animaux, facilitent la détection précoce des épizooties, dont elles limitent l'ampleur. En font bien sûr aussi partie la saisie centrale de tous les cas d'épizootie frappant le bétail, le gibier ou les animaux domestiques en Suisse et soumis à l'obligation de communication. Les cantons annoncent ces données à l'OFV, qui les met en ligne. Depuis le 1er janvier 2009, il se sert à cet effet du nouveau système InfoSM d'information électronique sur les épizooties. Succédant à l'ancien système TSM d'annonce des épizooties, qui a pris de l'âge, InfoSM est mis à la disposition du public intéressé, des collaborateurs de l'OFV et des services vétérinaires cantonaux, à qui il offre en outre des fonctions élargies pour leur travail quotidien. InfoSM comprend une partie d'archives ainsi qu'un bulletin annonçant les nouvelles épizooties. Le modèle d'impression pour le bulletin sur papier est directement généré à partir de l'application.
Importance de l'évolutivité
Après un appel d'offres en mai 2008, l'OFIT a reçu mandat de concevoir InfoSM, d'en coordonner le développement et d'en assurer plus tard l'exploitation. Comme condition technique importante, le projet exigeait la réutilisabilité des données du TSM. De même, l'optimisation des processus, l'élimination des ruptures de médias et l'adaptation à l'identité visuelle de la Confédération figuraient sur la liste «à faire» de l'équipe de projet. «L'utilisation des technologies Web les plus récentes était importante pour nous. En outre, nous avons mis l'accent sur la simplicité d'utilisation ainsi que sur une performance et une évolutivité aussi bonnes que possible» déclare Heinzpeter Schwermer, responsable de l'application InfoSM à l'OFV.
Pour ce qui concerne l'évolutivité, il est prévu de connecter InfoSM, à moyen terme, aux systèmes d'annonce des épizooties de l'UE et de l'Organisation mondiale de la santé animale par le biais d'interfaces supplémentaires. Heinzpeter Schwermer: «Cette année encore, nous réaliserons une nouvelle interface pour les annonces d'épizooties du système d'information du service vétérinaire suisse (ISVet).»
Matériel topographique directement de swisstopo
Aujourd'hui déjà, InfoSM dresse la liste de tous les cas annoncés de plus de 80 épizooties survenues en Suisse depuis 1991. La base de données peut être filtrée en fonction de l'espèce animale, de la maladie, de la fréquence, de la période et du canton. On peut ainsi découvrir qu'aucun cas d'ESB ne s'est plus produit en Suisse depuis 2007, que 21% de toutes les épizooties concernent le canton de Berne ou que la loque européenne des abeilles est actuellement l'épizootie la plus fréquente. En consultant InfoSM, les spécialistes de l'OFV et des cantons peuvent référencer géographiquement, de manière précise, chaque cas d'épizootie, et obtiennent aussi des informations sur l'exploitation concernée quand il s'agit d'animaux de rente. Pour des raisons de protection des données, cette fonction est désactivée dans la version publique. Un concept détaillé des rôles définit qui a accès aux différentes données et fonctionnalités d'InfoSM.
L'analyse des annonces d'épizooties en fonction de la géographie peut être représentée non seulement en chiffres et en texte, mais encore visualisée sur une carte et enregistrée. Ce matériel topographique est obtenu, à chaque interrogation, via la plate-forme des services géographiques de l'Office fédéral de la topographie (swisstopo). Pour cela, swisstopo dispose d'une copie, actualisée régulièrement, de la base de données InfoSM de l'OFV. Les paramètres de la requête envoyée à InfoSM sont transmis à la partie statistique et représentés sur les cartes de swisstopo par un programme de visualisation basé sur le «tiling»: «Il s'agit de la technologie utilisée par Google Maps. Elle utilise des millions de carrés topographiques appelés tiles», explique Rolf Buser, responsable de la section Infrastructure des données géographiques de la Confédération. «Chacun de ces carrés topographiques comprend 256×256 pixels et a une taille de 30 Ko seulement; calculé au préalable, il est déjà disponible sur le serveur au moment de l'interrogation. Ainsi, les temps de chargement sur l'ordinateur client sont beaucoup plus courts qu'avec les technologies précédentes. En outre, les extraits de carte déjà consultés sont enregistrés dans la mémoire cache du client.» On peut Effectivement déplacer à tout moment l'extrait de carte, manuellement, sans devoir attendre le chargement de matériel topographique. Cette technologie est déjà utilisée par swisstopo pour des douzaines d'autres applications.
Comme la plupart des projets Internet de l'OFIT, InfoSM fonctionne aussi sur le système Imperia de gestion des contenus. L'application proprement dite a été développée en PHP5, puis mise en œuvre et intégrée dans Imperia par l'entreprise Seitenbau. Pour l'OFIT, la réalisation d'InfoSM était «un petit projet informatique, mais un grand projet Internet», comme le décrit Bruno Stettler, chef du projet à l'OFIT. «D'un point de vue technique, les interfaces, par exemple avec le matériel topographique de Swisstopo, sont particulièrement intéressantes dans ce projet. En ce qui concerne son contenu, InfoSM est passionnant parce qu'il fait le pont entre la technique et la nature.»
Un des défis à relever dans le projet était notamment le respect des délais, «ainsi que la coordination de nos exigences, en collaboration avec les partenaires participant au développement », dit Michael Kurmann, chef du projet InfoSM à l'OFV. «A posteriori, je peux prétendre avec fierté que nous y sommes très bien parvenus, grâce au grand engagement des participants au projet.»
Annuaire des épizooties InfoSM
*) La grippe porcine, qui s'est déclarée à la fin avril 2009, n'est pas considérée comme une épizootie, car l'animal était l'hôte du virus, mais sans être malade lui-même, à la différence par exemple de la grippe aviaire.
Avez-vous remarqué les tableaux accrochés aux murs et dans les ascenseurs du «Titanic II»? Vous êtes-vous demandés ce qu'ils signifiaient ? «Le monde dit/Die Welt spricht», tel est le sujet de l'œuvre de Rémy Zaugg exposée dans le bâtiment principal de l'OFIT.
Plus d'un promeneur s'est certainement étonné, en passant devant le bâtiment principal de l'OFIT à Berne, du caractère inhabituel de cette construction. Le bâtiment de la Monbijoustrasse au coin de l‘Eigerstrasse, frappe le regard par son allure imposante et sa ressemblance avec un navire de croisière. Et cet étonnement continue dès que le visiteur a passé la porte tournante conduisant au hall d'entrée. Par un large escalier, il entre à l'intérieur du navire, c'est-à-dire dans la cafétéria de ce bâtiment initialement construit pour le DFAE. Ici commence le monde de Rémy Zaugg à l'OFIT, cet artiste jurassien décédé en 2005, qui a conçu et réalisé l'œuvre d'art exposée dans le «Titanic II». Adelheid Ambühl, Wilhelm Tell, Anna Melber et Rudolf Sprüngli. Des noms comme ceux-ci s'étendent sur onze tableaux en aluminium de deux mètres sur deux le long de la paroi de la cafétéria et réunissent horizontalement les deux paires d'ascenseurs, à l'est et à l'ouest, à la proue et à la poupe de la maison.
Voyage dans l‘univers
Sur le chemin à travers les neufs ou dix étages du bâtiment principal de l'OFIT, les quatre ascenseurs emportent les visiteurs dans différents voyages. Le premier les conduit, en italien, à travers un arbre, le deuxième, dans les quatre langues nationales, à travers la Suisse. Les deux autres emportent les visiteurs, en allemand, à travers la terre et l'univers.
Sur les parois des quatre cages d'ascenseur transparentes s'étendent, à travers les étages, 180 panneaux en blanc sur fond bleu, qui rappellent des signaux d'entrée de localité. Le blanc sur bleu ne suscite guère d'émotion et est en outre facilement lisible, selon l'explication de Rémy Zaugg sur le choix des couleurs. Le visiteur voit ainsi passer les mots Corona, Sargans, Fossil et Saturn devant lui sans qu'il bouge lui-même. «Voir est un mouvement dans le temps» explique Rémy Zaugg: pour une fois, l'image n'est pas fixe, mais les observateurs sont arrêtés alors que le sol est en mouvement.
| L'artiste du «Titanic II» Rémy Zaugg, né à Courgenay en 1943, a collaboré à plusieurs occasions avec des architectes, notamment avec la communauté «Atelier 5» pour la construction du nouveau musée des beaux-arts de Berne et dans divers projets avec Herzog & de Meuron, tels que la construction du musée des beaux-arts d'Argovie en 2003 ainsi que l'exposition au Centre Georges Pompidou à Paris en 1995. Rémy Zaugg est considéré comme un peintre de tradition classique. Il peint sur des panneaux et exprime sa vision par l'image: «L'image te représente et tu représentes l‘image». Dans son art, il a essayé de transposer non seulement l'essence de l'image, mais aussi la perception que l'observateur a de lui. Il est décédé à Bâle en 2005 après une courte maladie. |
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