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«Dans quelle mesure êtes-vous satisfaits de nos prestations?» a demandé l'OFIT à ses clients à la fin 2008. Les réponses d'hier indiquent les domaines où nous devons agir aujourd'hui, en prenant les mesures adéquates pour obtenir des améliorations rapides. Commençons par la bonne nouvelle: l'offre de formation informatique de l'OFIT donne entière satisfaction. Les clients sont aussi très satisfaits des projets concernant la cyberadministration et de ceux qui ont été réalisés avec SAP. L'offre de matériel et de logiciel obtient aussi un bon résultat. De même, la politesse et l'amabilité des gestionnaires des clients sont bien notées. Nous serions heureux si la satisfaction était aussi bonne sur tous les autres points, ce qui n'est malheureusement pas encore le cas. Les clients souhaitent, par exemple, pouvoir travailler plus rapidement avec leur ordinateur.
Des PC qui démarrent rapidement
L'ordinateur devrait démarrer en peu de temps et réagir avec promptitude aux commandes de l'utilisateur. Pour apporter des améliorations dans le domaine de la «performance», une analyse sérieuse des causes est nécessaire. «Ce qui est perçu comme un manque de rapidité de l'ordinateur au démarrage ou une réaction désagréablement longue d'une application», explique Markus Hänsli, vice-directeur de l'OFIT et responsable des produits de base «résulte souvent, en fait, d'une interaction entre les éléments les plus divers, tels que la capacité du réseau, la manière dont les applications accèdent aux données, le mécanisme de vérification lors de l'utilisation de répertoires ou la performance du PC ou du serveur». L'OFIT met sur pied une équipe permanente, composée de divers spécialistes, pour s'occuper des questions de performance. Comme l'explique Markus Hänsli, «c'est ainsi seulement que nous pouvons avoir la vue d'ensemble sur les problèmes de performance dans tout le système et les résoudre petit à petit par nos propres moyens».
Comment communiquer mes besoins à l'OFIT?
Que le client souhaite seulement modifier une autorisation ou qu'il veuille commander un PC flambant neuf, voire qu'il désire déplacer plusieurs postes de travail, la voie correcte passe toujours par ce que l'on appelle un mandat MAC (Move-Add-Change). Le sondage a révélé que les clients étaient en principe satisfaits de cette manière de transmettre leur demande, mais qu'ils trouvaient la saisie du mandat à l'écran encore beaucoup trop compliquée. C'est pourquoi nous avons reconçu le processus de saisie à partir de zéro, avec des clients choisis, et l'avons implanté dans le système Remedy de saisie des mandats MAC. La séquence des masques de saisie y est ordonnée d'après la manière de penser du client et réside en une combinaison entre sélection de produits et d'opérations commerciales. La mise en service productive de cette nouvelle interface Remedy est prévue déjà à la fin avril pour la plupart des clients et à la fin de l'automne 2009 pour les clients du DFF et de l'OFIT. Elle sera accompagnée par une offre de formation pour superusers et gestionnaires d'intégration. Bientôt déjà, il sera possible de combiner des produits de manière individuelle et d'enregistrer, comme modèle réutilisable, des opérations commerciales complètes.
Mieux prévenir les incendies ou les éteindre plus rapidement
Si quelque chose se déroule de travers bien que les mandats aient été clairs, les choses devraient rentrer dans l'ordre aussi vite que possible: l'utilisateur saisit rapidement son téléphone, appelle le Service Desk, fait part de son problème et le dommage sera réparé peu de temps après. Souvent, les choses se déroulent moins bien, malheureusement aussi à l'OFIT. Ce sont surtout l'information relative à l'état de la suppression du dommage qui a été mal notée dans le sondage, car elle circule encore beaucoup trop lentement. Les nombreuses opérations nécessaires pour supprimer un dérangement devront être mieux coordonnées et communiquées à partir d'avril 2009. Comme le dit Renata Rieder, chef de la division Service Management, «la solution passe par des messages d'état explicites, générés automatiquement et envoyés par courriel à nos clients». De même, le dialogue pour la réception des demandes de la clientèle doit être amélioré. L'utilisation de listes de contrôle adaptées à la situation, pilotées par le système, doit permettre au personnel du Service Desk de questionner les clients de manière plus précise sur leurs demandes. «L'action des ‹pompiers› deviendra ainsi plus rapide. Et pour prévenir les dérangements, le rôle du gestionnaire de problèmes sera, dès mars 2009, davantage celui d'un ‹spécialiste de la protection incendie›. Il analysera en permanence les causes des dérangements et interviendra à l'avenir aussi vite que possible» explique encore Renata Rieder, qui prévoit que cette mesure fera baisser le nombre de dérangements.
Davantage de place pour les courriels
Les clients expriment fréquemment le souhait, par exemple, de disposer d'une plus grande capacité mémoire pour les courriels. Le projet d'archivage de fichiers de messagerie a donc été initialisé pour créer davantage de place. Le point critique réside dans le fait que la mémoire normale de messagerie est très chère, parce qu'elle nécessite une disponibilité élevée. «En archivant une partie de la masse des courriels sur des mémoires moins onéreuses», explique Tom Fankhauser, vice-directeur de l'OFIT et responsable de la bureautique et du support, «nous gagnons de la place pour les courriels tout en maintenant les coûts dans un cadre raisonnable». A part cela, rien ne change, c'est-à-dire que les clients peuvent continuer de voir tous leurs courriels à l'écran et de les traiter directement, tant dans le domaine en ligne que dans celui des archives. «Quand on travaille dans le domaine des archives, le temps de réponse est tout simplement un peu plus long» déclare Tom Fankhauser. L'introduction est prévue pour la fin 2009.
Des factures plus informatives
Une fois la prestation fournie, la facture sera envoyée sans tarder. Le sondage a révélé que les clients souhaitent des factures mieux compréhensibles et nettement plus informatives. «Nous aimerions parler plus tôt des aspects financiers, sans toutefois vouloir introduire la facture instantanée. Dorénavant, nous enverrons donc un rapport d'information aux clients avant la facturation proprement dite» dit Eva Prader, vice-directrice de l'OFIT et responsable du centre de solutions. Ainsi, l'information sur la facturation de solutions logicielles sera améliorée. Peter Weiss, directeur adjoint de l'OFIT, précise comment les factures de son office deviendront plus expressives. «Au moment de la facturation, une facture PDF renseignant sur tous les détails sera jointe en 2009 à chaque facture électronique de l'OFIT».
Où en est l'OFIT aujourd'hui?
Comme l'on ne peut modifier que ce que l'on connaît et comprend, les résultats du sondage ont été communiqués de manière claire et ouverte à l'intérieur de l'OFIT, à l'occasion d'une douzaine de manifestations pour plus de 1000 collaborateurs au total. Ainsi, les résultats ne seront pas tout simplement classés sans avoir été entendus. Au contraire, la direction de l'OFIT a initié le processus d'amélioration de cette année en lançant toute une série de mesures, dont celles que nous avons décrites ci-dessus.
Nous vous remercions d'avoir participé au sondage 2008 sur la satisfaction de la clientèle.
Contact et texte: Nora Kelemen, Cheffe du domaine Communication clients, tél.: 031 323 38 47
Gérer les documents de manière toujours transparente est l'un des principaux avantages de la gestion électronique des affaires (GEVER). Le passage d'une organisation au système GEVER n'est toutefois pas une promenade de santé. Dans ce processus, l'OFIT ne se soucie pas seulement de la technique, mais aide encore les clients à se préparer, au niveau organisationnel, à l'introduction du système GEVER.
Il y a longtemps, quand l'archivage Windows n'existait pas encore ...
... les documents étaient rédigés, dans nos offices fédéraux, à la machine à écrire ou même à la main. A chaque lettre que l'on tapait, on insérait un papier carbone et une deuxième feuille dans la machine pour établir une copie, que l'on déposait ensuite, comme preuve de l'envoi, dans le dossier ou le classeur correspondant. Dans de nombreux offices, la bonne gestion des documents était assurée par du personnel d'archivage bien formé. Les collaborateurs savaient que leurs dossiers, une fois clos, devaient être remis au service d'archivage pour conservation. Et ce service livrait de temps en temps les dossiers aux Archives fédérales.
Ensuite, tout changea:
Microsoft et Cie s'introduisirent dans l'administration fédérale, ce qui eut pour conséquence ...
Travaux préparatoires pour la mise en œuvre de systèmes GEVER normalisés
Pour pallier l'archivage chaotique des documents, d'excellents travaux préparatoires ont été accomplis depuis le début des années 90: des bases légales (lois, ordonnances et directives) furent créées pour la tenue des dossiers et la gestion des affaires, telles que la loi fédérale sur l'archivage ou les instructions concernant la gestion des documents dans l'administration fédérale. En outre, la Confédération édicta en 2004 les «normes GEVER» qui définissent exactement les exigences que doit remplir un système GEVER en ce qui concerne ses fonctions et ses métadonnées.
Par système GEVER normalisé, on entend une application servant à gérer les affaires conformément aux critères en application dans l'administration fédérale. L'utilisateur actuel d'une solution GEVER normalisée par la Confédération peut compter sur cet instrument pour remplir le mieux possible les exigences minimales prescrites envers la gestion des documents.
Un système GEVER ne permet pas seulement de gérer les documents de manière transparente dans les dossiers correspondants (gestion des documents). Il offre aussi des fonctions adaptées aux prescriptions fédérales pour piloter le déroulement des affaires (conduite de processus). En outre, il propose différentes possibilités de consultation de l'état des affaires en cours (contrôle des affaires).
Les aspects organisationnels: la clé de votre succèsDans un projet GEVER, l'attention principale peut aujourd'hui, grâce aux normes existant pour les systèmes et les métadonnées, se concentrer entièrement sur l'aspect organisationnel. Ce point très important incombe au client: c'est lui qui «tient le volant» dans le projet GEVER. Pour l'assister, l'OFIT lui offre non seulement la mise à disposition technique d'un système GEVER normalisé, mais encore le soutien nécessaire sur place, afin qu'il puisse se préparer le mieux possible à l'introduction du système au point de vue organisationnel. Comme point de départ, le «degré de maturité GEVER» est déterminé avec le client, dans ce que l'on appelle des «Readiness Assessments», et une démarche ciblée à proposer en fonction du résultat.
Comme l'explique Jürg Porro, responsable de l'unité CC GEVER à l'OFIT, «les clients reçoivent un soutien efficace de la part de conseillers en organisation expérimentés, selon les prescriptions et recommandations actuelles de la Confédération. Sur demande, nous assurons également la coordination avec les Archives fédérales suisses (AFS), par exemple pour la mise à disposition du système de classification». Le conseil et le soutien pour l'élaboration des prescriptions d'organisation sont également compris dans l'offre de prestations de l'OFIT. Si nécessaire, l'OFIT initie, ici aussi, la coordination avec les Archives fédérales, par exemple pour l'approbation, nécessaire, de la liste négative, ainsi que pour une éventuelle revue des prescriptions d'organisation.
D'après Jürg Porro, «une préparation intensive à l'exploitation productive du système GEVER est importante pendant la phase de projet déjà. C'est pourquoi nous assistons nos clients GEVER suffisamment tôt pour la planification et la mise en place d'un centre de compétence GEVER propre à l'entreprise ou à l'office».
L'échelonnement de l'introduction a fait ses preuves
Toujours selon Jürg Porro, «notre expérience a révélé que les introductions du système GEVER ont fréquemment été facilitée par une introduction échelonnée, p. ex. en fonction des différents groupes d'utilisateurs. En outre, il est souvent judicieux de se limiter, au début de l'introduction, à certaines fonctionnalités du système. Nous élaborons volontiers, avec le client, une démarche d'introduction adaptée à ses besoins et à ses processus».
Si le client le désire, l'OFIT l'aide également pour la formation de ses collaborateurs au système GEVER. Il se charge de trouver des locaux adéquats et d'élaborer les documents pour le cours. En outre, il met à disposition des instructeurs spécialisés dansle domaine de la gestion des affaires.
| La réussite de l'introduction du système GEVER dépend, dans la mesure où une solution GEVER normalisée est utilisée, beaucoup moins de critères techniques que du respect de conditions organisationnelles chez le client:
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Liens
Offre GEVER sur la plate-forme clients de l'OFIT http://intranet.bit.admin.ch > Offres > Gestion des affaires GEVER
Autres informations concernant GEVER Office
http://www.geveroffice.admin.ch/
La bureautique et les centres de calcul contribuent pour une énorme part à la consommation électrique de l'administration fédérale. C'est pourquoi l'informatique verte (green IT) joue également un rôle important à l'OFIT. Du matériel à faible consommation électrique, des énergies renouvelables ainsi qu'une utilisation efficace de l'informatique en termes de consommation énergétique sont autant de facteurs importants d'une offre écologique.
La consommation électrique de la population mondiale augmente en permanence. De nouvelles ressources sont nécessaires. On discute de plus en plus de la manière d'utiliser les appareils électroniques en économisant l'électricité et en ménageant l'environnement. Le consommateur d'électricité le plus souvent sous-estimé reste l'informatique. La quantité de CO2 émise dans le monde entier par la production, la commercialisation et l'utilisation du matériel informatique est à peu près égale, selon les experts, à celle générée par l'aviation civile. Une étude réalisée l'an dernier, dans laquelle ont été consultés des décideurs d'entreprises suisses, révèle toutefois que l'informatique écologique (green IT) n'est plus une inconnue pour la plupart des entreprises. Cela vaut aussi pour l'administration fédérale, qui consomme annuellement quelque 60 millions de kilowattheures (kWh) d'électricité pour ses PC, imprimantes et serveurs ainsi que pour leur refroidissement.
Les appareils à faible consommation électrique ménagent l'environnement et aident à réduire les coûts. La consommation électrique joue donc un rôle important dans l'acquisition de nouveaux matériels informatiques pour les clients de l'OFIT. Comme l'explique Markus Bieri, de l'Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL), qui se charge des appels d'offres pour l'acquisition de matériel informatique destiné à l'OFIT, «les fournisseurs doivent respecter des critères écologiques déterminés s'ils veulent être pris en compte. Ces critères sont approuvés par le Conseil informatique de la Confédération (CI)». Des valeurs maximales de consommation énergétique sont ainsi définies pour les composantes à acheter: par exemple, un PC ne doit pas consommer plus de 97 W en mode normal, 2,95 W en mode de veille et 1,95 W quand il est éteint. En outre, le fournisseur doit s'engager à reprendre et à éliminer écologiquement les produits usagés.
Les éléments informatiques les plus gourmands en électricité sont toutefois les centres de calcul. Ainsi, les deux centres de serveurs de l'OFIT, dans le «Titanic II» (siège principal de l'OFIT) et à la Fellerstrasse 15a à Berne, ont nécessité plus de 15 millions de kWh en 2008, ce qui correspond à la consommation d'environ 4700 ménages. Pour pallier cette situation, l'OFIT mise sur la virtualisation des serveurs. L'utilisation d'un logiciel de virtualisation permet de réduire massivement le nombre des composantes physiques et de faire baisser fortement les besoins en énergie et en refroidissement (voir aussi page 10).
Le refroidissement des serveurs chauffe les bâtiments
Les installations techniques des deux centres de calcul de l'OFIT présentent la particularité d'utiliser la chaleur restituée par les machines frigorifiques, qui par ailleurs fonctionnent sans chlore nocif pour l'environnement, pour le chauffage et la production d'eau chaude des deux bâtiments. Selon Alan Marshall, le coordinateur du projet côté OFIT pour la Fellerstrasse 15a, «les installations de la Fellerstrasse permettent également de chauffer deux bâtiments voisins appartenant à l'OFCL». Le maître de l'ouvrage a tenu à respecter des critères écologiques déjà lors de la construction du centre de calcul, de novembre 2006 à octobre 2007. Ainsi, une planification judicieuse des locaux a permis une exploitation particulièrement efficace des machines frigorifiques. En outre, un circuit de refroidissement fermé a été réalisé: deux rangées des armoires de serveurs sont cloisonnées par des portes et un toit pour que le froid se répartisse mieux. D'autres circuits de refroidissement similaires sont en planification. En outre, des échangeurs de chaleur sont installés sur le toit, afin d'utiliser la température de l'air pour le refroidissement, en hiver ou pendant les nuits fraîches de l'été, ce qui permet d'économiser de l'électricité.
L'énergie électrique servant à l'éclairage du bâtiment principal de l'OFIT est générée par une petite centrale hydraulique nous appartenant. Les étages inférieurs du Titanic II se trouvent non seulement en dessous du niveau de la nappe phréatique, mais sont aussi traversés par un petit torrent, le Sulgenbach. Son eau est acheminée à travers une conduite forcée jusqu'à l'Aar, où elle fait tourner un générateur produisant 12 kWh environ.
L'administration fédérale mise sur les énergies renouvelables
En s'efforçant de «faire verdir» l'informatique, il est tout à fait normal de miser sur la carte écologique. Depuis juillet 2008, l'OFCL achète ainsi, pour les bâtiments fédéraux, à Energie Wasser Bern (EWB), de l'électricité générée à partir d'une énergie renouvelable, à savoir la force hydraulique, qui ne produit pas de CO2. «Les ressources de production d'énergie renouvelable sont illimitées. Les centrales hydrauliques et à accumulation utilisent la chute de l'eau courante et transforment ce potentiel d'énergie en électricité» explique Hanspeter Blum, Key Account Manager à EWB. L'OFCL génère une plus-value écologique en achetant en outre de l'écocourant solaire et hydraulique doté du label «naturemade star», qui caractérise l'électricité produite de manière particulièrement écologique. «L'OFCL est actuellement le plus grand acheteur d'écocourant certifié à Energie Wasser Bern» ajoute Blum.
Chaque collaborateur doit apporter sa contribution
L'informatique «verte» et l'énergie écologique constituent un aspect des choses. Tout aussi importante est la sensibilisation du personnel envers une utilisation écologique et énergétiquement efficace de l'infrastructure informatique. A cet effet, la Confédération a développé le programme RUMBA pour la gestion des ressources et le management environnemental de l'administration fédérale, qui vise à promouvoir un mode de travail écologique. RUMBA recommande, entre autres, d'arrêter son PC pendant la pause de midi, d'utiliser du papier recyclé pour l'impression, de désactiver les économiseurs d'écran à image animée et de couper le courant, en partant le soir de son poste de travail, à l'aide d'un bloc multiprises à interrupteur, car de nombreux appareils consomment de l'électricité même quand leur interrupteur est en position «Off». A l'OFIT, la consommation des appareils en mode de veille s'élève encore à cinq pour-cent de la consommation électrique totale.
Réutilisation par vente en ligne
Souvent, le matériel de bureautique arrivant à la fin de son cycle de vie opérationnel est encore dans un état utilisable. Comme l'élimination de PC, d'écrans et d'imprimantes en état de fonctionner serait un non-sens écologique, l'OFIT vend à des particuliers le matériel informatique qui n'est plus utilisé par ses clients. A cette fin, il fait appel à la société Swiss Remarketing SA, spécialisée dans la revente d'équipements informatiques d'occasion. Cette société prépare les appareils et les vend à des prix avantageux sur sa boutique en ligne «Auctionline».
Liens
Gestion des ressources et management environnemental de l'administration fédérale RUMBA: http://www.rumba.admin.ch/
Plate-forme en ligne Auctionline http://www.auctionline.ch/
Guide succinct pour Auctionline http://intranet.bit.admin.ch/angebote/02325/02440/
Informations sur l'offre EWB: http://www.ewb.ch/
Contact: Account Management, kundenkontakte@bit.admin.ch, tél.: 031 325 20 40
Texte: Irit Rubenov
Trois choses ne sauraient manquer dans un centre de calcul: l'électricité, la place et le refroidissement. Pour éviter tout goulet d'étranglement dans les locaux de serveurs de l'OFIT, le coup d'envoi a été donné, il y a près de quatre ans, au projet de virtualisation des serveurs. Effet secondaire intéressant: le centre de calcul de l'OFIT est aujourd'hui «plus vert» que jamais.
Personne ne travaille volontiers dans une chaleur étouffante, ce qui vaut également pour les ordinateurs. Les processeurs des PC et des serveurs produisent toutefois beaucoup de chaleur et nécessitent un refroidissement approprié. Dans un grand centre de calcul, abritant de nombreux serveurs sur une surface restreinte, beaucoup de chaleur est produite. Le fonctionnement et le refroidissement consomment de grandes quantités d'électricité. «Du fait de l'augmentation rapide du nombre de serveurs, nous nous sommes rendus compte à la mi-2005 que le centre de calcul se trouvant dans le bâtiment principal de l'OFIT ‹Titanic II› allait bientôt atteindre ses limites en termes de refroidissement et d'alimentation électrique» se souvient Robert Jonsen, chef du projet VMware, du secteur des plates-formes Windows (BZBW) de l'OFIT. Un goulet d'étranglement se profilait également au niveau de la place disponible, le centre de calcul de la Fellerstrasse à Bümpliz n'existant alors pas encore. Tous ces importants facteurs (place, électricité et refroidissement) nécessitait une solution rapide et axée sur l'avenir. La baguette magique permettant de mieux tirer profit des locaux de serveurs tout en réduisant les besoins en électricité et en refroidissement était la virtualisation, une mégatendance dans l'univers de l'informatique d'entreprise. Un projet visant à décharger le centre de calcul par ce moyen fut donné en mandat par la direction de l'OFIT en mai 2005.
Exploitation nettement meilleure des possibilités
Après comparaison entre divers produits de virtualisation, l'OFIT se décida pour celui de la société américaine VMware, à l'époque leader du marché de la virtualisation des serveurs. Dans la seconde moitié de l'an 2005, l'équipe BZBW testa le produit de manière approfondie et développa un concept d'exploitation. Pendant la phase de test, une statistique des performances des serveurs physiques existants et de l'environnement d'essai Vmware fut établie. Il en résultat qu'un serveur traditionnel, dans le centre de calcul de l'OFIT, n'utilisait en moyenne que 5% de ses capacités processeur et mémoire. En comparaison, les serveurs ESX virtualisés affichaient en moyenne une charge de 40% pour le processeur et de 80% pour la mémoire. Cette meilleure rentabilité est due au fait que, sous Vmware, dix, voire 20 pour des projets simples, «machines virtuelles» peuvent tourner en moyenne sur un seul serveur (une machine virtuelle n'est en fait rien d'autre qu'un fichier simulant un serveur complet). Ainsi, les capacités du matériel pouvaient être exploitées beaucoup plus efficacement.
Bientôt plus de 1000 machines virtuelles
Au début 2006 déjà, l'OFIT a pu commencer l'exploitation productive des premiers serveurs virtualisés. Robert Jonsen: «Nous comptions d'abord avec 20 à 25 serveurs sur lesquels tourneraient quelque 250 machines virtuelles. Nous avons toutefois déjà atteint ces chiffres la première année». Aujourd'hui, le BZBW exploite au total 74 serveurs ESX, sur lesquels tournent pas moins de 650 machines virtuelles, dont 250 sur le site «Titanic II» et 400 dans le nouveau centre de calcul de la Confédération à la Fellerstrasse Bern-Bümpliz. Ainsi, plus de la moitié de tous les serveurs Windows de l'OFIT sont déjà virtualisés à ce jour. Jusqu'à la fin 2010, on devrait même dépasser les 1000 machines virtuelles sur plus de 100 serveurs ESX physiques. Entre-temps, l'OFIT est devenu l'un des plus gros clients de VMware en Suisse et est par conséquent représenté dans l'important Conseil clients international (Customer Advisory Council). Selon la stratégie «virtualisation first!», l'OFIT configure maintenant tous les nouveaux projets clients comme machines virtuelles, sauf pour les projets nécessitant une puissance de calcul extrêmement élevée, pour lesquels on utilisera un serveur physique traditionnel, équipé de huit CPU. Il s'agit là toutefois de la grande exception, car la plupart des projets se contentent de machines avec un ou deux CPU.
Délai de livraison fortement raccourci
Sur le plan technique, le client de l'OFIT ne remarque normalement absolument rien du passage sur une machine virtuelle de son site Internet ou de son application. En revanche, il s'apercevra que les coûts de l'exploitation du serveur sont réduits d'un cinquième. En effet, bien que l'utilisation de VMware génère des frais de licence supplémentaires, l'OFIT réalise simultanément, au niveau du matériel et de la consommation énergétique, des économies dont il fait profiter ses clients. Comme autre avantage, mentionnons aussi le raccourcissement des éventuels temps de défaillance sous Vmware: en cas de problème matériel d'un serveur ESX, les machines virtuelles sont tout simplement réparties sur d'autres serveurs du même parc (serverfarm), ce qui se passe de manière entièrement automatique en quelques minutes.
Avant une mise à niveau planifiée du matériel, les projets des clients peuvent être déplacés, presque d'une simple pression de bouton, sur une autre machine, sans aucune interruption. La virtualisation a également permis de raccourcir les délais de livraison de l'OFIT: «Auparavant, cela pouvait durer jusqu'à quatre semaines jusqu'à ce que le matériel commandé ait été livré et configuré. Aujourd'hui, nous pouvons mettre une machine virtuelle à la disposition du client en une semaine, voire en deux jours en cas d'urgence » dit Markus Bracher, responsable du secteur BZBW, qui se déclare extrêmement satisfait du déroulement du projet de virtualisation.
Les avantages de la virtualisation des serveurs sont évidents: «Elle économise de la place, de l'argent, de l'énergie pour le refroidissement et l'alimentation; cette solution est arrivée exactement au bon moment pour l'OFIT» déclare Markus Bracher. Ainsi, l'OFIT a non seulement pu éviter les goulets d'étranglement qui menaçaient, mais aussi franchir un pas important dans la direction d'une informatique fédérale «plus verte».
Contact: Robert Jonsen, Chef de projet VMWare, tél.: 031 323 39 57
Texte: Leo Hauser
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